Je prédis qu'il y aura environ trois nouveaux articles sur ce blog cette année (parce qu'on bosse beaucoup beaucoup et donc pas le temps d'entretenir le blog tralala)
EDIT : Loin de moi l'envie de flatter ce fond d'évier de taxidermiste de Kévin, mais force est de constater que ça tue quand même bien, ce qu'il fait. Alors, bon, j'ai encore un semblant de
dignité, et je ne vous conseillerai pas d'aller voir ce qu'il fait, mais vous pourrez éventuellement voir qu'il y a un lien de rajouté parmi
les scafs (mais s'il vous demande, lui dites pas que vous venez de chez moi)
Les films de fin d'étude d'Emile Cohl sont sortis ! Et la promo est exceptionnelle, ils ne s'y sont pas trompés puisque c'est 14 courts métrages qui ont été sélectionnés contre 6 l'an
dernier pour faire la "vitrine" de l'école.
Bon, pour commencer je conseille de zapper le générique de promotion qui a été courageusement fait en 3D et qui nous prouve qu'Emile Cohl n'est décidément pas une école de 3D
Bien sur il faut aller voir le génial Opéra-ta-ta-ta du talentueux et Suisse Antoine Rota, qui nous le rappelons, a réalisé son film qui dure bon
sang de bois, quand même 5 minutes, pendant quoi ? 5 mois ? Tout ça avec ses petites mains ? Et il a eu les félicitations du jury avec un beau 18 et il le méritait. Sale groupie,
oui, je sais.
Nippon-Nipunk d'Antoine Ettori est un beau morceau d'anim
Chair Amie de Pierre Adrien est VRAIMENT un de mes préférés pour l'ambiance fabuleuse qu'il a insufflé à son film
White Poetry Black Magic de Marc Mifune, parce que c'est bien le seul dessin animé qui ne souffre pas d'une bande son pas très bonne, et j'aime beaucoup
beaucoup les parti pris graphiques
Piège en eau claire de Chupa, déjà parce que personne n'aurait parié un kopek sur le fait qu'il le finisse à temps, parce que j'aime beaucoup la colo,
parce que l'anim est bonne et que c'est bien punchy
Bon j'aurai tenu trois jours, c'était couru d'avance, mais je maintiens mon blocus du dessin, c'est juste pour papoter un peu.
Il y a une tradition à Emile Cohl qui consiste en fin d'année à récompenser les élèves qui ont eu la meilleure moyenne dans une matière en leur offrant un beau livre en lien avec l'art, qui n'a
en général rien à voir avec la matière dans laquel ledit élève a brillé. Cette année j'ai vu des gens repartir avec de véritables pavés sur tel ou tel artiste, d'autres avec des bandes dessinées
de Vivès, aussi quand j'ai reçu mon prix -une BD- que je l'ai ouverte et que j'ai vu des dessins naïfs avec des couleurs tutti frutti me suis je sentie un peu roulée.
Bon, maintenant je l'ai lue et je peux en parler en connaissance de cause ; ils auraient difficilement pu me faire un plus beau cadeau de départ.
C'est une petite merveille.
Je ne fais absolument pas partie des gens nostalgiques de leur enfance. Je crois plutôt que pour faire un bon film d'horreur, il suffit bêtement de tout transposer avec des gamins normaux.
Une BD comme Titeuf ne me fait pas du tout rire, parce que je ne vois pas où est la caricature. Cette histoire là n'a pas la prétention d'être drôle, mais elle retranscrit à mon avis à merveille
ce que peut être l'enfance. Mélange de dessins hyperréalistes et d'allégories naïves, c'est beau, c'est juste, c'est onirique, c'est trash, parfois gore et c'est surtout très cruel.
L'histoire ? Disons... différentes facettes de l'enfance, représentées comme de petits personnages naïfs se retrouvent livrés à eux mêmes dans la forêt, se confrontent les uns aux autres et aux
éléments extérieurs. Avec ce que ça peut compter d'entraide, d'égoïsme et de scènes de morts atroces.
L'histoire n'est pas sans rappeler "Sa majesté des mouches" livre que j'ai par ailleurs détesté parce que trop dur, au moins dans Jolies Ténèbres, l'héroïne ratrappe un peu l'imbécilité des
autres.
Ca faisait longtemps que je n'avais pas lu une bonne BD et celle-ci me redonne vraiment envie d'explorer le genre. Les images restent. J'en parle parce que peu de BD m'ont marqué à ce point.
Un bel hommage à ce qu'est réellement le monde des enfants, loin des clichés consensuels, loin de ce qu'on voudrait voir et si proche de la vérité.
Et sinon je viens de lire dix pages du nouveau Pratchett et il s'annonce comme un de ses meilleurs.
Samedi j'ai assisté pour la première fois à une freeze mob à Lyon : Le concept : suspendre le temps pendant quelques minutes. On donne rendez-vous au plus grand nombre de gens
possibles en un lieu donné, un lieu très poulaire, si possible, et à un signal, tout le monde s'arrête (dans des postures plus ou moins naturelles...) et "freeze" pendant 5 minutes.
L'intérêt, bien entendu, de prendre un lieu avec beaucoup de passage est qu'au signal, il y ait aussi beaucoup de gens pas au courant de l'événement qui se retrouvent tout à coup au milieu d'une
forêt de gens immobiles.
Certains pourraient objecter que c'est complètement débile et que ça ne sert à rien. Soit. Mais personnellement, je trouve beau qu'à notre époque on puisse encore trouver plusieurs centaines de
personnes disposées à faire un geste beau, inutile et désintéressé, juste pour le plaisir de la poésie de la chose.
Etant donné que tout le monde m'a laché au dernier moment ce jour là (hein) et que je trouvais limité le concept de ne pas bouger toute seule dans mon coin, j'en ai profité pour déambuler
dans l'événement, et croyez moi, j'avais beau être prévenue de l'opération, ça laisse une sensation de bizarrerie sans précédent. C'est assez magique.
Ca s'est fait devant la cathédrale St Jean. Très franchement, le choix du lieu était discutable : moyennement fréquenté déjà à la base, et à cause de la pluie sans doute encore moins que
d'habitude.
Celle là je l'ai faire juste pour le gars qui fait semblant de jongler, qui m'a vraiment faite mourir de rire.
OYEZ ! OYEZ !
Connaissez vous les 24h de la BD ? C'est un événement organisé dans le cadre du festival de bande dessinée d'Angoulême qui a débuté hier à 15h. Le principe ? Un sujet était lancé
le 27 janvier à 15h à tous les participants, et à compter de ce moment là, les auteurs avaient très exactement 24h pour réaliser 24 planches de BD sur le thème donné (cette année : "dans un
musée et sans dialogues") et les mettre au fur et à mesure en ligne sur le site des 24h. Professionnels, étudiants en art comme amateurs étaient invités à participer.
Bon, comme personnellement, je ne suis pas complètement cinglée, je n'ai évidemment pas participé. Mais de valeureux camarades de classe, oui, et ce au péril de leur scolarité et sous les
menaces de notre Perrier local. Comme je les admire, qu'ils sont beaux et musclés et que bien entendu ils dessinent comme des dieux, cliquez sur les petites mauvaises caricatures pour voir
leurs BD.
Moi honnêtement je leur tire mon chapeau, parce que non seulement le délai était court mais qu'en plus ils devaient quand même aller en classe ce jour la, donc le délai était vraiment très
court.
D'autres BD sympa à voir dans la catégorie "professionnels" ! Celle de Boulet, bien entendu, mais aussi celle
de Trondheim, de Bastien Vivès (D'ailleurs visiblement vous avez un point commun, lui et toi, Nicolas), et franchement mon coup de coeur c'est celle de Jérôme Jouvray, qui est jolie, simple et très drôle (rien que le titre me fait marrer)
Quoi d'autre ? Hmm, contrairement à ce qu'une certaine BD tendrait à insinuer, je ne sors pas avec P-Lou Barge.
Edit->Rien à voir mais :
Pfouu. C'est vraiment trop bien.
Le genre de truc qui rappelle que l'animation, c'est quand même vraiment magique.